Sur une note s'écartant de l'éternel contenu idiotique "fuck la vie, fuck l'école et les profs, j'ai 16 ans et je suis remplie d'une colère watatatowesque" de mes dernières entries, je suis par conséquent maintenant libèrée d'un état psychodramatique et donc apte à cesser de chialer à chaque deux mots.
Parlant de mots, la série "L'importance des mots" sera bientôt disponible dans un Distroboto près (ou loin, tant pis pour toi) de chez vous. Les 30 mini-bouquins comportent des histoires, des pensées qui auront peut-être un impact sur certains, ou créera l'indifférence chez d'autres.
Chaque page contient un secret, un script, une querelle, un puzzle, une sérénade.
L'ensemble du projet fût (et est toujours, à l'heure qu'il est) une tentative de libération de mes propres fantômes de placard. Il va de soit que les commentaires, bons ou mauvais, me passerons 10 pieds au dessus de la tête, comme qu'ils disent. Un exorcisme littéraire, voilà tout.
Et tout en restant sur le sujet de l'exorcisme, en quittant Casa Ximena ce soir, après le visionnement d'un navet nommé "An American haunting - The Billwitch story", consternée par ma propre peur d'un soit-disant fantôme, j'ai détalé sur
L'Esplanade avec mes jambes autour du cou. Littéralement, de toutes mes forces, j'ai couru jusqu'à ce que mon corps ne me supporte plus et que les voitures détrempées s'imbriquent les unes contre les autres au coin de Mont-royal. J'ai marché vers la table ou les choses un jour faites du sens et j'ai explosé. Je crois pas avoir pleuré, ni crié. Juste un silence complet, les arbres médusant autour de moi et le vent glacial crevassant mes lèvres. Je ne sais pas combien de temps ca a duré, mais je sais que maintenant, le passé n'est plus le présent, ni le futur, il est simplement antérieur et vide de sens. Je ne trouverai pas les réponses, malgré toutes mes questions. Je ne saurai pas pourquoi les choses s'éteignent parfois avant même qu'on les allument. Je sais simplement qu'il est temps de passer à autre chose. Alors c'est tout. Je retourne à ma machine à écrire, mon café, Akron/Family et mon futur.
Marie.
Wednesday, October 18, 2006
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