Tuesday, February 21, 2006

Elle, pt 4.



Elle n'en peut plus. Plus du tout, de rien.
Tout est trop et trop ne veut plus rien dire.
Il y 2 mois, elle se réjouissait d'un simple sourire lancé par un inconnu.
Maintenant elle ne se souvient plus de rien, rien du tout.
Sa douleur est avide de douceur, elle a besoin de l'emprise de l'absent, malgré sa réticence convaincante face à ce qui l'habite. Elle loue des chambres, des tiroirs , des boîtes de carton vides et selectionnées(selon la grandeur et l'état) soigneusement.
Elle est lassée de se lasser , elle à mal d'avoir mal.
Elle se demande si les gens étouffent autant qu'elle dans un wagon bondé , elle se questionne sur l'aspect véridique des questions qu'elle se pose.
Est-ce que tout le monde se questionne? Si les gens sont si vrai, si l'être humain est si vrai, pourquoi est-ce que tout le monde joue l'indifférent , l'indépendant ?

Elle veut que les choses fassent du sens. Elle veut cesser d'utiliser son manque de confiance dans le but de parraitre au dessus de ses affaires. Elle veut cesser d'écouter Blonde redhead dans la pénombre, les bras croisés derrière sa tête trop lourde de regrets , les chandelles brûlant son mur trop blanc. Elle veut cesser de gratter ses jambes comme une déchainée lorsque le stress s'empare de son corps tremblant. Elle veut arrêter de respirer pour un instant et reconnaître ses torts et ses désacords avec elle-même.

Elle veut lui, et lui ne la veut pas.
La question ne se poserait même pas chez quelqu'un de sain, mais elle ne lâche pas la bride, elle ne veut pas lâcher la bride.
Mais une décision et peut-être même une incision s'impose.
Elle tombe dans le trouble et l'ignorance et décide que c'est fini.

Elle termine ce qui n'a jamais vraiment commencé.

M.